Le Vietnam, une terre sur mesure pour la rencontre entre Trump et Kim

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Réconcilié avec les Etats-Unis, resté proche du « frère » nord-coréen, le régime de Hanoï espère renforcer son image de « partenaire stratégique » tant avec Washington que Pyongyang et Seoul

Par Bruno Philip et Philippe Pons Publié aujourd’hui à 10h46

Temps de Lecture 4 min.

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Devant le centre qui accueillera le sommet américano-coréen, le 25 février à Hanoi.
Devant le centre qui accueillera le sommet américano-coréen, le 25 février à Hanoi. JORGE SILVA / REUTERS

Si le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, à Singapour, en juin – le premier entre un président américain et un dirigeant nord-coréen –, était historique, le deuxième à Hanoï, les 27 et 28 février, sera lourd de symboles. D’abord en raison de l’histoire de ces trois pays qui furent engagés dans des guerres meurtrières. Mais aussi parce que le Vietnam pourrait être un modèle pour la Corée du Nord en termes d’ouverture, de modernisation et de normalisation des relations avec l’ennemi d’hier : les Etats-Unis.

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Le choix de Hanoï est le fruit d’une concession accordée aux Nord-Coréens par les Américains qui auraient préféré Danang, au centre du Vietnam, cette ville présentant des avantages en raison de sa taille plus réduite, de ses infrastructures hôtelières et aéroportuaires modernes. Mais Kim Jong-un avait d’autres priorités : selon Carlyle Thayer, professeur émérite à l’université de Canberra, « il voulait une ville disposant d’une ambassade nord-coréenne et il était peu désireux de se rendre ailleurs [que dans la capitale] pour des raisons de sécurité ». En outre, pour sa première visite au Vietnam (et en Asie du Sud-Est) il voulait que le sommet avec Donald Trump soit aussi l’occasion d’une visite d’Etat.

Tout à gagner d’un accord

L’ouverture diplomatique vietnamienne, qui a fait suite à son ouverture économique de 1986 – la politique de la do moï ( « rénovation ») – fait de cet ancien ennemi acharné des Etats-Unis un partenaire presque idéal en ces circonstances : après avoir été l’un des piliers de la stratégie de « pivot » vers l’Asie de Barack Obama – stratégie abandonnée par Donald Trump – le Vietnam reste un pays-clé de la politique asiatique américaine – en particulier pour ses tentatives de « contenir » l’expansionnisme chinois avec le soutien de pays voisins qui entretiennent avec Pékin des relations tendues. Autre avantage de la rencontre en terre vietnamienne : Hanoï garde des liens étroits avec Pyongyang.

Le Vietnam aurait, de son côté, tout à gagner d’un accord entre Américains et Nord-Coréens : une avancée diplomatique aussi importante permettrait en effet à Hanoï de faire d’une « pierre trois coups », avance l’analyse Nguyen Viet Phuong sur le site The Diplomat :

« L’implication du Vietnam dans une solution pacifique de la crise nucléaire dans la péninsule coréenne lui permettra d’améliorer son partenariat stratégique avec Washington et Séoul, tout en conservant ses rapports fraternels avec la Corée du Nord. »

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