Israël peine à endiguer la deuxième vague de coronavirus qui frappe ses minorités

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Des ultraorthodoxes suivent les mesures de distanciation sociale lors de la prière du matin, à Bnei Brak (banlieue nord-est de Tel Aviv), le 8 septembre.

Israël a passé à une vitesse inimaginable le cap des 1 000 morts du Covid-19 ce week-end. Au début de l’été, le pays s’enorgueillissait de compter parmi les « bons élèves » de la planète : il avait endigué la première vague de l’épidémie, en fermant tôt ses frontières et en confinant rapidement. Or, voilà qu’il se découvre l’un des taux de contamination les plus élevés au monde, avec 3 000 nouveaux cas quotidiens durant la semaine passée.

Proportionnellement au nombre de cas, ce petit pays de 9 millions d’habitants se trouve dans une position pire que celle du Brésil, de l’Inde ou des Etats-Unis, selon les données de l’Organisation mondiale de la santé, ou celles de l’université américaine Johns Hopkins. Face à cette situation explosive, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a envisagé le 3 septembre de reconfiner une dizaine de villes classées en « rouge », selon un code couleurs établi par les autorités sanitaires.

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La plupart sont des fiefs de communautés arabes et ultraorthodoxes, les plus pauvres du pays. Les isoler tandis que le pays continue de vivre « normalement » serait politiquement explosif. Dimanche 6 septembre, le gouvernement a donc reculé. Contre l’avis des experts, il souhaite imposer un simple couvre-feu dès lundi soir, au plus tôt, dans une quarantaine de villes, dont la liste complète reste à publier. Les écoles seront en théorie fermées et des policiers déployés aux entrées de ces villes, mais pas nécessairement à l’intérieur.

Depuis l’été, le gouvernement a paru arbitrer ainsi au petit bonheur, ne cessant de revenir sur les limites de fréquentation imposées aux restaurants, aux synagogues, aux bains rituels, aux salles de gym… C’est en partie le fruit d’un vide au sommet de l’Etat : le conseil des ministres ne s’est plus réuni depuis un mois. Trop divisé, il demeure incapable de voter un budget. Le climat politique est délétère.

Maladresse

En juillet, un haut coordinateur a été nommé pour réintroduire de la cohérence. Ronni Gamzu, fonctionnaire de bonne réputation, sans ambition politique connue, s’emploie à décentraliser la lutte contre le virus, à donner aux maires une responsabilité majeure et à les faire épauler par l’armée. Mais il a fait preuve de maladresse : en août, il a comparé la hausse des contaminations dans les quartiers arabes d’Israël à des « attaques terroristes. » Puis, il a osé critiquer de front, la semaine passée, le principal rabbin de la communauté ultraorthodoxe.

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