Au Mali, un groupe armé prône la « fusion » de tous les mouvements politico-militaires du nord

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Le drapeau du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) peint sur une maison de Kidal, dans le nord-est du Mali, en juillet 2013.
Le drapeau du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) peint sur une maison de Kidal, dans le nord-est du Mali, en juillet 2013. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Un des groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015 au Mali, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), a prôné mardi 3 décembre la « fusion » des différents groupes qui représentent le nord du pays, emboîtant le pas à une autre composante importante de l’ancienne rébellion à dominante touareg. Réunis en congrès à Kidal (nord-est) depuis le 30 novembre, les membres du MNLA, à tendance indépendantiste, ont appelé dans leur déclaration finale à la « fusion dans les meilleurs délais de tous les mouvements composant la CMA », la Coordination des mouvements de l’Azawad, « au sein d’une seule organisation politico-militaire ».

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Selon ce document reçu à Bamako, le MNLA s’inscrit dans la ligne défendue également à Kidal fin octobre par une autre branche de la Coordination, le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), à tendance autonomiste. « Nous lançons ici un appel à la CMA et à tous les autres mouvements partageant les mêmes idéaux pour fusionner en un seul mouvement politique capable de prendre en charge les préoccupations des populations de l’Azawad [terme utilisé par la rébellion pour désigner le nord du Mali] dans le cadre de la construction nationale », avait déclaré le chef du Haut Conseil, Alghabass Ag Intalla.

« L’Etat malien doit revenir à Kidal »

Kidal fait partie des vastes zones du Mali qui échappent de facto à l’autorité de l’Etat. Prise en 2012 par les rebelles djihadistes, elle est aujourd’hui, malgré la présence de bases française et des forces onusiennes, sous le contrôle d’anciens rebelles touareg qui se sont soulevés contre le pouvoir central en 2012 avant de signer un accord de paix à Alger en 2015.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, s’est entretenu à Niamey la semaine dernière avec des chefs touareg de la région de Kidal, qu’il avait récemment accusés d’être « une menace » pour la stabilité du Sahel, selon des sources concordantes. Ses entretiens avec notamment une délégation de la CMA avaient « permis de mettre fin au petit malheureux incident qui est désormais clos », selon un membre de la délégation touareg cité par le site nigérien ActuNiger.

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Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a pour sa part appelé le 27 novembre le Mali et le Burkina Faso à agir davantage au plan politique pour rétablir la stabilité sur les territoires secoués par les violences djihadistes et intercommunautaires, réclamant notamment que « l’Etat malien revienne à Kidal ».

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