Célibataire malgré lui, Alstom affiche des résultats historiques

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Le mariage envisagé avec Siemens s’étant heurté au veto de Bruxelles, le spécialiste du ferroviaire doit désormais élaborer sa stratégie en solo.

Par Éric Béziat Publié aujourd’hui à 10h42

Temps de Lecture 3 min.

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L’usine d’Alstom Petite-Forêt près de  Valenciennes, le 19 février 2019.
L’usine d’Alstom Petite-Forêt près de  Valenciennes, le 19 février 2019. PHILIPPE HUGUEN / AFP

Trois mois presque jour pour jour après la décision prise par Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la concurrence, de ne pas autoriser la fusion entre Alstom et Siemens qui devait créer un champion européen du ferroviaire, le groupe français – donc définitivement célibataire – publie mardi 7 mai ses résultats financiers pour l’année 2018-2019.

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Le moins que l’on puisse dire c’est que le champion tricolore du ferroviaire reste un beau parti. Les résultats pour l’année fiscale à la mode Alstom (qui va de mars à mars, comme pour les entreprises japonaises) sont non seulement supérieurs aux attentes des analystes mais même tout simplement historiques. Le chiffre d’affaires atteint pour la première fois les 8 milliards d’euros, en hausse de 10 % par rapport à l’année précédente. Le bénéfice bondit de 87 % et va se percher à 681 millions d’euros. La marge d’exploitation passe de 5,7 % à 7,1 %.

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Et l’on pourrait multiplier la litanie des clignotants passés au vert : amélioration du flux de trésorerie, des capitaux propres, du résultat d’exploitation (+44 %), des investissements. La hausse du dividende versé aux actionnaires est tout simplement énorme en raison d’une surabondance de trésorerie liée à des cessions de participations : 5,50 euros par action, contre 0,35 euro lors de l’exercice précédent. Point rassurant pour l’avenir du groupe : enrichi de 12 milliards d’euros de marchés gagnés en 2018, le carnet de commandes bat un nouveau record et dépasse pour la première fois les 40 milliards d’euros.

« Une dynamique commerciale exceptionnelle »

« Alstom a profité cette année d’une dynamique commerciale exceptionnelle avec notamment deux contrats majeurs : le renouvellement de la flotte des trains à très grande vitesse en France et le projet d’un système complet de métro à Montréal », a commenté le PDG Henri Poupart-Lafarge, cité dans le communiqué annonçant les résultats mardi 7 mai. Il aurait pu ajouter –liste non exhaustive – les rames du Grand Paris Express, des trains pour Bombay (Inde), des contrats de services pour les métros de Riyad, Taipei, Sydney, des tramways à Francfort, des locomotives au Maroc… C’est à se demander si Alstom avait vraiment besoin de se marier.

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Ce qui est certain c’est que le groupe français est arrivé au bout du cycle de son plan stratégique en cours. « Une croissance très forte du chiffre d’affaires et la nouvelle amélioration de la marge confirment le succès de notre stratégie 2020 », a souligné M. Poupart-Lafarge. Il reste maintenant à établir un nouveau projet pour l’avenir. Alstom est resté officiellement muet sur ce point lors de la présentation des résultats. Le communiqué se contente de préciser que « les perspectives d’Alstom seront communiquées à l’occasion du Capital Markets Day qui se tiendra à Paris le 24 juin 2019 ».

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