Didier Ratsiraka, « l’Amiral rouge », infatigable militant anticolonialiste – Jeune Afrique

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Militant anticolonialiste, président, exilé… Retour sur le parcours hors de commun de Didier Ratsiraka, l’ancien chef de l’État malgache décédé le dimanche 28 mars à l’âge de 84 ans.


La Grande Île est en deuil, au lendemain de l’annonce du décès de Didier Ratsiraka, qui fut président de Madagascar de 1975 à 1993, puis de 1997 à 2002. « Les Malagasy ont perdu un illustre patriote », a déploré dimanche Andry Rajoelina, qui a décrété un deuil national ce lundi 29 décembre. Ardent militant anticolonialiste, figure d’un socialisme révolutionnaire qu’il voulait adapter aux réalités locales, il a aussi connu l’exil en France.

Né le 4 novembre 1936 à Vatomandry, sur la côte est du pays, Didier Ignace Ratsiraka est arrivé à la politique sur le tard. Après avoir poursuivi des études à Madagascar et en France, au lycée Henri IV à Paris, il entre à l’école militaire navale en 1960, année de l’indépendance de son pays – une formation qui lui vaudra plus tard son surnom. Ce n’est qu’après la crise de 1972, qui coûte sa place au président Tsiranana,  qu’il fait ses premiers pas sur la scène politique. Il est alors nommé ministre des Affaires étrangères.

« Malgachisation » et nationalisations

Et c’est trois ans plus tard qu’il accède finalement à la magistrature suprême, juste après l’assassinat de son prédécesseur, Richard Ratsimandrava, survenu après seulement six jours de pouvoir… Ratsiraka ne fonde son propre parti qu’en 1976, l’Avant-Garde pour la révolution de Madagascar ​(Arema).



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JeuneAfrique

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